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	<title>air.laclasse.com-forum</title>
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			<title>merci ! / air.laclasse.com</title>
			
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			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci de vos textes. Ils m'int&#233;ressent. Je trouve que nous avons beaucoup parl&#233; de ces th&#232;mes quand je suis venue, nous avons bien d&#233;taill&#233; ensemble en quoi la Corniche est un paysage qui symbolise l'adolescence, cette histoire de fronti&#232;re dont vous parlez et qui &#171; s&#233;pare en deux Etats &#187;. Et nous avons beaucoup parl&#233; de cette expression &#171; petits cons &#187;. Mais je voudrais compl&#233;ter ici. &lt;br /&gt;J'aime les titres que vous avez donn&#233;s &#224; vos groupes : ils pourraient intituler les chapitres du livre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un territoire comme une deuxi&#232;me maison.
&lt;br /&gt;Ce qui m'interpelle c'est cette id&#233;e formidable de deuxi&#232;me maison. Et si, cette maison, n'&#233;tait pas un espace mais tout simplement la langue elle-m&#234;me ? La langue que l'on habite de ses propres mots, de ses expressions vivantes, la langue qui sert &#224; se reconna&#238;tre : la langue comme un territoire. &lt;br /&gt;Les &#201;tats, dont vous parlez, se d&#233;finissent justement par la pratique d'une langue commune. Ici, si la Plate est un territoire, une deuxi&#232;me maison diff&#233;rente de la maison familiale, c'est qu'elle est aussi que les jeunes qui s'y retrouvent ont r&#233;invent&#233; leur langue pour la partager, et que cette langue argotique et po&#233;tique, fonde leur communaut&#233;. C'est aussi pour cela qu'ils sont l&#224; &#171; chez eux &#187;, et qu'ils y sont ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne pas finir dans un bocal &#224; poissons
&lt;br /&gt;D'abord, je vous remercie de parler ainsi de mon &#233;criture. C'est important pour moi que vous puissiez voir que justement, je n'&#233;cris pas comme je parle, mais qu'il y a une construction, un m&#233;lange de registre de langues qui correspond &#224; une logique litt&#233;raire. &lt;br /&gt;Votre hypoth&#232;se est tr&#232;s forte : elle inscrit vraiment une logique de territoire. D&#232;s que les adolescents de la Plate y d&#233;barquent, leur vie n'est plus la m&#234;me. La fronti&#232;re, la bordure, la ligne, inscrivent un seuil un quand on le franchit, on passe dans une autre dimension. Vous parlez de vie r&#233;elle et de vie id&#233;ale. Je ne sais pas si la vie sur la Plate est id&#233;ale mais au moins, c'est une vie qu'ils choisissent ensemble, au moment o&#249; ils entrent dans cet espace. L&#224; est peut-&#234;tre leur libert&#233;. &lt;br /&gt;Vous &#234;tes bien des b&#233;g&#233;s, assur&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conqu&#233;rir le monde
&lt;br /&gt;Merci &#224; vous aussi de l'attention que vous portez &#224; mon travail. Si vraiment &#171; on a donc l'impression que le livre et l'histoire sont s&#233;rieux mais sans vraiment l'&#234;tre &#187;, alors je crois que je suis contente !
&lt;br /&gt;Une chose m'accroche dans votre contribution : cette &#233;vocation de l'american dream. C'est une bonne piste pour pr&#233;ciser ce th&#232;me de la conqu&#234;te. Car le r&#234;ve am&#233;ricain, c'est d'abord un r&#234;ve de conqu&#234;te. Ce sont les westerns, les pionniers qui se lancent &#224; la conqu&#234;te d'un territoire sauvage en vue d'une vie meilleure, c'est la longue travers&#233;e d'un espace sauvage pour fonder des villages, des villes o&#249; l'on puisse vivre en paix. Comme vous l'&#233;crivez, c'est toujours l'id&#233;e de la libert&#233; qui prime. Ce roman est donc &#233;maill&#233; de r&#233;f&#233;rences &#224; l'Am&#233;rique : Kennedy, Just do it, Face to Face etc&#8230; Le mythe des &#171; States &#187; infuse l'imaginaire car c'est un mythe qui joue avec l'id&#233;e de la libert&#233;, que l&#224;-bas, on sera libre. De fait, comme vous l'&#233;crivez, du haut des plongeoirs, les jeunes se sentent diff&#233;rents, ils transcendent leur vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Echapper &#224; la solitude
&lt;br /&gt;Cela me fait plaisir que vous trouviez que mon &#233;criture est pr&#233;cise, parce que justement, j'y travaille et je r&#232;gle la ponctuation pour cela.
&lt;br /&gt;Il y a ce cri dont vous parlez et que je n'ai jamais &#233;voqu&#233; avec vous. Ils crient quand ils sautent, quand ils plongent. On peut se demander pourquoi. Il y a l'aspect &#171; bande &#187;, on crie des slogans partag&#233;s qui fondent le groupe, comme des signes de reconnaissance, et il y a aussi le cri lib&#233;ratoire. Celui qui lib&#232;re tout le corps, qui est un signe de puissance et de r&#233;volte. C'est ce cri-l&#224; qu'ils poussent aussi, quand ils plongent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;fier pour exister&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Vous faites comme de la po&#233;sie. Vous mettez tout le temps des virgules. Vos phrases s'arr&#234;tent, reprennent et cela se r&#233;p&#232;te comme si vous devez reprendre votre souffle &#224; chaque fait. &#187;
&lt;br /&gt;Ce que vous &#233;crivez-l&#224; me touche particuli&#232;rement. C'est tout mon travail que vous mettez en valeur. Quand j'&#233;cris, j'essaie de caler le rythme de la phrase sur le rythme de l'action, sur le rythme de la vie. La vie qui va, vient, fait des tours, des d&#233;tours, des retours. Et cette &#233;vocation du souffle, c'est pr&#233;cis&#233;ment le c&#339;ur de mon travail : il s'agit d'avoir du souffle pour &#233;crire mais aussi pour lire, &#224; voix haute, et que le texte sonne comme de la musique, comme un po&#232;me. Merci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#224; bient&#244;t, Maylis&lt;/p&gt;</description>
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		<item>
			<title>Dangereux et excitant... / air.laclasse.com</title>
			
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			<dc:date>2012-04-03T08:21:03Z</dc:date>
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			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a pu parler ensemble quand je suis venue et de nombreux th&#232;mes pr&#233;sents dans vos textes ont &#233;t&#233; abord&#233;s. Je les ai relus ces derniers jours. Ils sont riches, engag&#233;s, touffus, sensibles. C'est vraiment agr&#233;able pour moi de sentir votre curiosit&#233;, votre int&#233;r&#234;t. J'ai aim&#233;, que vous t&#233;moigniez aussi de votre adolescence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai le sentiment que vous avez tout compris de l'analogie entre la Corniche et l'adolescence, cette ligne comme une limite symbolique, cette histoire de fronti&#232;re, de rivage, de seuil qui donne son architecture au roman, et, de m&#234;me, que les nuances, les ambigu&#239;t&#233;s de l'&#233;criture du roman, notamment dans l'expression &quot;p'tits cons&quot;, sont sans difficult&#233; pour vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je trouve que vous avez pouss&#233; loin ce lien avec le paysage et j'ai relev&#233; tout ce qu'il &#233;voque pour vous. &lt;br /&gt;Pour Jos&#233;phine, l'adolescence est bien un paysage, mais lequel ? Si les mots fronti&#232;re, bordure, rivage &#233;voquent l'adolescence &#171; on ne sait pas trop ou on est &#187; pas encore adulte , plus vraiment enfant &#187;. &lt;br /&gt;Lorenzo imagine quel aurait &#233;t&#233; le roman s'il avait &#233;t&#233; plac&#233; dans un autre paysage, plus aride ;
&lt;br /&gt;C&#233;rine construit une belle analogie entre la mer, ses mouvements, ses &#171; humeurs &#187; et l'adolescence, &#8212; avec mention sp&#233;ciale pour le coup de vent qui est ici &#171; l'autorit&#233; parentale &#187; ! &#8212; tout comme Emma qui fait la m&#234;me analogie mais met en avant l'id&#233;e de libert&#233; li&#233;e au mouvement de l'eau, et l'id&#233;e de la plage comme th&#233;&#226;tre des premiers amours ; dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e Cindy &#233;crit que le paysage de l'adolescence c'est la temp&#234;te, l'oc&#233;an sans limite.
&lt;br /&gt;Pierre inscrit l'adolescence sur la course du soleil, c'est un paysage o&#249; le soleil se l&#232;ve, et parle de projet (c'est tr&#232;s int&#233;ressant que cette p&#233;riode vous &#233;voque un projet, car il y a la notion de devenir) ; &lt;br /&gt;Clara parle d'un territoire de conqu&#234;te, que l'on s'approprie en l'occupant ; &lt;br /&gt;pour Axelle, Cassandre, et Louis, l'adolescence peut &#234;tre un paysage car elle connecte &#224; deux sensations fortes : l'excitation et le danger. Rapha&#235;l va dans leur sens en &#233;voquant la noyade, la coupure, comme des risques &#224; prendre, Marine parle de &#171; tremplins et de lieux dangereux &#187;, et c'est bien vu car le tremplin est ce qui aide &#224; sauter plus haut, plus loin, mais c'est aussi une force de propulsion pour aller de l'avant.
&lt;br /&gt;Pour Louis, la corniche est d'abord une lumi&#232;re solaire, l'id&#233;e des vacances &#8212; attention, Louis, une m&#233;taphore n'est pas un mot mais qui ressemble &#224; un autre, mais une image qui porte une comparaison, ici l'image de la corniche pour cr&#233;er une analogie avec l'adolescence. &lt;br /&gt;Hugo met en avant l'id&#233;e d'&#233;vasion &#8212; la corniche comme un lieu o&#249; l'on s'&#233;vade, o&#249; l'on s'amuse pour oublier les r&#233;alit&#233;s de la vie &#8212; tout comme Marin qui parle de &#171; d&#233;tente &#187; ou Rapha&#235;lle qui parle de &#171; se d&#233;fouler &#187; et pr&#233;cise que la corniche symbolise aussi la joie et la plaisir, ou encore Emma qui parle de divertissement et de f&#234;te, ou enfin Laetitia qui parle d'un lieu pour s'&#233;vader et prendre large, &#233;crit que la corniche est un lieu parfait pour parler de l'adolescence. &lt;br /&gt;Cette id&#233;e d'&#233;vasion, Antoine la poursuit : pour lui, la corniche est comme une fronti&#232;re et que les adolescents la franchissent pour montrer leur &#233;mancipation de la soci&#233;t&#233;.
&lt;br /&gt;Selon Victor, chaque adolescent construit son propre paysage mental, sa propre m&#233;taphore &#8212; demandez-vous quelle serait la v&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Valentine, elle, propose une vision d'ensemble, elle est carr&#233;ment urbaniste, &#171; la corniche le long de la mer m'&#233;voque un tout petit endroit de terre, l'adolescence, encadr&#233; par deux vastes &#233;tendues, qui sont la mer, l'oc&#233;an qui repr&#233;sentent l'&#226;ge adulte, car la mer n'a que quelques vagues et l'adulte n'a pas beaucoup de contrainte. L'autre &#233;tendue est l'enfance, l'enfance est la ville. &#187; Cela m'int&#233;resse car Valentine &#171; sch&#233;matise &#187; une cartographie symbolique des &#226;ges de la vie, et ce, m&#234;me si elle dit qu'une m&#233;taphore est impuissante &#224; traduire une &#233;motion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, certains parmi vous ne sont pas de cet avis. Edouard ne se reconna&#238;t pas dans ces adolescents, et trouve le livre agressif. Je ne crois pas que le livre soit agressif, et, de m&#234;me je ne crois pas que le registre de langue familier, l'insulte, la grossi&#232;ret&#233;, soit la tonalit&#233; du livre, qui pour moi, est plus minoritaire dans un texte plus composite, plus m&#233;lang&#233;. Je crois que ce qui est peut &#234;tre agressif, c'est le r&#233;alisme, c'est &#224; dire d&#233;crire le monde tel qu'il est. En revanche, je comprends que l'on ne reconnaisse pas dans ces adolescents, et aussi que l'on ne veuille pas leur ressembler. Et je trouve int&#233;ressant que chacun ait sa propre vision de cet &#226;ge de la vie.
&lt;br /&gt;Marianne, par exemple, donne un t&#233;moignage de son adolescence qui est radicalement oppos&#233; &#224; celui qui &#233;mane du roman. Elle parle d'&#233;puisement, de la sensation d'&#234;tre vid&#233;e, du corps qui r&#233;clame de l'&#233;nergie. C'est juste : c'est une p&#233;riode de mutation physiologique et &#231;a fatigue ! Ce qui me plait, c'est que Marianne propose ce qui serait sa &#171; corniche &#187; &#224; savoir &#171; la lande avec rien &#224; l'horizon, seulement de longues herbes s&#232;ches qui remuent, comme des vagues. Le vent qui souffle fort, qui vous rosit les joues et vous fait sentir vraiment vivant &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci, encore, &#224; bient&#244;t, Maylis&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

		<item>
			<title>territoires d'adolescence / air.laclasse.com</title>
			
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			<dc:date>2012-04-02T15:11:17Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Merci de ces textes. Je n'avais pas eu le temps de les lire avant que de venir dans votre coll&#232;ge, le d&#233;lai &#233;tait trop serr&#233;, mais je crois que durant notre rencontre, nous avons parl&#233; de l'essentiel des questions pos&#233;es par ces textes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous avez r&#233;fl&#233;chi &#224; l'adolescence, ce que repr&#233;sentait, pour vous, cet &#226;ge de la vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wassim, vous avez m&#234;me invent&#233;, cr&#233;e votre propre Plate. Je trouve que &#231;a &quot;marche bien&quot; et pense aussi que cela pourrait &#234;tre d&#233;velopp&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Daja&#239;a, Julie, Etienne, Melissande, Hugo vous avez &#233;crit sur l'adolescence. J'aime beaucoup ces t&#233;moignages, &#224; la fois proches et si diff&#233;rents. &lt;br /&gt;Dja&#239;a et Julie font part de cette m&#234;me id&#233;e que les adolescents peuvent se sentir incompris, m&#233;pris&#233;s, rabaiss&#233;s, mal dans leur peau. Hugo dit m&#234;me que c'est un terme devenu &quot;p&#233;joratif&quot;.
&lt;br /&gt;Je suis d'accord mais l'adolescent est, dans le m&#234;me temps, le &quot;chouchou&quot; de la soci&#233;t&#233; : comme consommateur il fait l'objet d'attentions sp&#233;cifiques, il est un march&#233; &#224; conqu&#233;rir. On cr&#233;e des genres de films pour lui plaire, des collections de v&#234;tements, de nouveaux loisirs, il est une client &#224; s&#233;duire, &#224; convaincre. Il est la jeunesse aussi, dans une soci&#233;t&#233; ou &#234;tre jeune est une valeur. Je crois qu'il existe une ambivalence de l'adolescence : elle exasp&#232;re et elle fascine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guillaume, ce que vous &#233;crivez est int&#233;ressant, mais vous vous placez du place du point de vue du critique social. Corniche Kennedy n'est pas un livre de sociologie o&#249; je livrerai un discours sur l'adolescence, c'est un projet litt&#233;raire : il s'agit de capter une r&#233;alit&#233; vivante, celle d'une bande de jeunes qui se rassemblent sans faire autre chose que plonger, rire, parler ensemble. Quand vous &#233;crivez : &quot; l'adolescent est un v&#233;ritable autochtone, avec ses coutumes et ses lois, qui, du point de vue d'une personne ext&#233;rieure, paraissent aussi absurdes qu'obscures&quot;, je suis d'accord et me demande ce que cela peut op&#233;rer dans le livre : comment l'&#233;criture construit une communaut&#233; ? Quand Hugo parle de r&#233;alisme, je suis d'accord, m&#234;me si l'&#233;criture, elle, n'est pas r&#233;aliste mais emprunte &#224; des registres de langues diff&#233;rents qui incluent la po&#233;sie, l'enchantement du r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, j'aime beaucoup le texte de M&#233;lissande, cette &#233;num&#233;ration comme un po&#232;me, qui inclut des onomatop&#233;es, des expressions orales, et rassemble ainsi son monde adolescent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; bient&#244;t, Maylis&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

		<item>
			<title>le 2 mai &#224; Vienne, &#224; la librairie Lucioles / air.laclasse.com</title>
			
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			<dc:date>2012-04-02T08:09:43Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Christophe Monnet</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Lucioles c'est une tr&#232;s chouette librairie, juste en face du temple d'Auguste et de Livie. Mes amiti&#233;s &#224; Michel Bazin, le fondateur, pour l'anecdote c'&#233;tait mon prof de fran&#231;ais au lyc&#233;e ;)&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

		<item>
			<title>RETOUR SUR LA RENCONTRE DE LA 4C de FENELON avec MAYLIS / air.laclasse.com</title>
			
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			<dc:date>2012-04-01T22:10:27Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Merci de tous ces messages.
&lt;br /&gt;J'ai pass&#233; moi aussi un moment dense et intense avec vous.
&lt;br /&gt;Ce qui m'a plus, c'est &#224; la fois la richesse de vos r&#233;flexions, mais plus encore votre libert&#233; et votre franchise. Cela a donn&#233; un caract&#232;re vif &#224; cette rencontre, et d&#233;tendu.
&lt;br /&gt;Ce qui me fait plaisir, surtout, ce sont ceux d'entre vous qui ont maintenant envie de lire un de mes livres, ou de lire tout court. Donner envie de lire c'est ce qu'il y a de plus important pour moi, c'est pour cela que je participe &#224; ce projet !
&lt;br /&gt;On se revoit bient&#244;t mais avant je vous envoie un signe !
&lt;br /&gt;Maylis&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

		<item>
			<title>MERCI A VOUS ! / air.laclasse.com</title>
			
			<link>http://air.laclasse.com/spip.php?article210</link>
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			<dc:date>2012-04-01T21:54:34Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Bonjour &#224; tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Votre message me touche beaucoup. C'est moi qui vous remercie d'avoir &#233;t&#233; si attentifs pendant ces deux heures, et curieux aussi &#8212; la curiosit&#233; c'est tellement important ! &lt;br /&gt;Les deux s&#233;jours que j'ai fait &#224; Lyon m'ont permis de vous rencontrer tous, les &#233;l&#232;ves des 10 classes, et si le d&#233;roulement des rencontres pouvait se ressembler, j'ai trouv&#233; aussi que chaque classe avait sa &quot;personnalit&#233;&quot;. &lt;br /&gt;Vous avez tr&#232;s sensibles &#224; l'&#233;criture du roman, et vous vous &#234;tes vraiment interrog&#233;s sur cet espact du livre. cela m'a fait plaisir car je trouve cela important, et je me souviens aussi que vous avez &#233;t&#233; tellement choqu&#233;s par les mots familiers ou vulgaires du roman !
&lt;br /&gt;On va se revoir aux Subsistances, mais avant il y aura un nouveau signe !
&lt;br /&gt;maylis&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

		<item>
			<title>orthographe et coquille / air.laclasse.com</title>
			
			<link>http://air.laclasse.com/spip.php?article193</link>
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			<dc:date>2012-03-03T11:13:38Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;oh lala je fais des fautes et au moment de publier j'en vois une assez grossi&#232;re :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La Corniche est bien un symbole (Jade et Marine, Malo et Louis) . C'est le mot juste pour la d&#233;finir et vous analyseZ tr&#232;s bien en quoi elle est affaire de limites, de lisi&#232;re, car l'adolescence est une p&#233;riode de mouvement o&#249; tout se d&#233;place, o&#249; les seuils bougent justement...&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

		<item>
			<title>Entre deux eaux.... / air.laclasse.com</title>
			
			<link>http://air.laclasse.com/spip.php?article193</link>
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			<dc:date>2012-03-03T11:09:41Z</dc:date>
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			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis tellement &#233;pat&#233;e par ce que je lis que je me demande ce que je pourrais ajouter ! Vous avez bien vu (Benjamin, Th&#233;o, Marine et Jade) ce que l'expression &quot;p'tits cons &quot; avait de polys&#233;mique, qu'elle se chargeait d'un sens diff&#233;rent selon qui l'employait et comment. De m&#234;me, vous avez vu en quoi elle concernait l'adolescence (Dylan, Alexis, Thomas) ne serait-ce, d'ailleurs, que parce que jamais on n'emploierait &#224; propos d'un groupe d'enfants ou d'une bande d'adultes. &lt;br /&gt;Mais on peut creuse encore. Si je vous ai demand&#233; de r&#233;agir sur cette expression c'est parce que, au moment de sa parution, elle &#233;tait syst&#233;matiquement reprise par les articles de presse concernant ce livre. Sur le coup, je n'y pas fait trop attention et puis je me suis demand&#233;e si cette formule ne concentrait pas quelque chose de fort sur le livre, n'exprimait pas quelque chose de son style, de son &#233;criture. Or, je crois que cette expression dit quelque chose de la place de l'oralit&#233; dans ce roman. Non qu'elle envahisse tout &#8212; j'aurais &#233;t&#233; bien incapable d'&#233;crire un roman entier sur ce registre, et par ailleurs cela ne m'int&#233;resse pas de singer la langue des &quot;djeuns&quot;, trop artificiel et d&#233;magogique. Mais elle r&#233;v&#232;le un parti pris litt&#233;raire qui inclut le registre oral dans l'&#233;criture. &quot;P'tits&quot; cons est &#233;crit comme il est dit, comme on l'entend, siffl&#233; entre ses dents par un habitant de la Corniche, furieux. L'oralit&#233; permet d'entendre le texte comme il sonne, elle fait appara&#238;tre les voix du texte, elle donne de la voix au texte. &lt;br /&gt;Ce parti pris de l'oralit&#233; correspond &#224; une recherche : comment &#233;crire sur le r&#233;el, comment l'approcher au plus pr&#232;s ? ici, cette recherche conduit &#224; l'&#233;laboration d'une &#233;criture composite, une forme d'alliage, impur, exactement comme l'est la r&#233;alit&#233; elle-m&#234;me. C'est pourquoi l'&#233;criture de Corniche Kennedy m&#233;lange des registres diff&#233;rents, de la po&#233;sie, du lyrisme, de la trivialit&#233;, du banal, de la grossi&#232;ret&#233;. &#192; l'image de la vie, car il s'agit bien ici de capter la vie, le mouvement de la vie. Enfin, l'oralit&#233; est essentielle pour moi car elle est affaire de corps : c'est une voix, donc c'est une respiration, une vibration. La voix n'est pas autre chose que du corps. Elle permet d'incarner le texte, d'incarner les personnages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Corniche est bien un symbole (Jade et Marine, Malo et Louis) . C'est le mot juste pour la d&#233;finir et vous analyser tr&#232;s bien en quoi elle est affaire de limites, de lisi&#232;re, car l'adolescence est une p&#233;riode de mouvement o&#249; tout se d&#233;place, o&#249; les seuils bougent justement. Plus encore , vous parlez de tiraillement : la corniche symbole d'une adolescence tiraill&#233;e entre l'enfance et l'&#226;ge adulte. C'est excactement cela et j'aime que vous employiez ce mot : tiraillement. Ici, ca tiraille de tous c&#244;t&#233;s, dans des sens contraires, c'est inconfortable, et le meilleur exemple de ce tiraillement est peut-&#234;tre le commissaire Op&#233;ra lui-m&#234;me. C'est pr&#233;cisement ce tiraillement qui est la tension au r&#233;cit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce qui m'int&#233;resse encore plus, c'est la notion de danger que vous fa&#238;tes appara&#238;tre (Oph&#233;lie, Margaux, Manon, M&#233;laine, Marine). Elle est fondamentale ici. C'est la prise de risque physique, c'est la fa&#231;on de mettre son corps en jeu, sa vie en jeu, c'est un geste de d&#233;fi, de transgression par rapport aux lois de la soci&#233;t&#233;. Le danger induit la peur, un rapport &#224; l'inconnu,un rapport &#224; la mort aussi. Et cette notion d'adr&#233;naline qui est peut-&#234;tre la qu&#234;te de tous ces jeunes : vivre plus fort, aller plus loin, &#234;tre libre. Plus encore le danger conduit &#224; la notion de d&#233;passement de soi ou comment on devient un h&#233;ros &#8212; et m&#234;me un h&#233;ros de roman. Si les plongeons depuis le Cap n'&#233;taient pas dangereux, il n'y aurait tout simplement pas de roman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous retrouve mardi prochain. &lt;br /&gt;je vous parlerai aussi du livre que je publie en ce moment, Tangente vers l'Est, encore une histoire de libert&#233; &#224; trouver et d'espaces particuliers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maylis&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

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			<title>Un saut dans l'inconnu. / air.laclasse.com</title>
			
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			<dc:date>2012-03-01T19:23:17Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci de ces r&#233;flexions, de ces textes. Ce qui est int&#233;ressant ici est l'aspect nuanc&#233; de ce que vous &#233;crivez, de l'attention que vous portez &#224; ce roman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la citation
&lt;br /&gt;Et par exemple, je trouve que la reflexion du premier groupe, Juliette Wild&#232;ne Kamilia Naomi Kilian Yasmin Adrien, est tr&#232;s juste. Vous avez bien vu l'ambigu&#239;t&#233; de l'expression &quot;p'tis cons&quot;, c'est &#224; dire le sens diff&#233;rent qu'elle prend selon qui l'emploie. Les habitants des immeubles au-dessus de la corniche peuvent par exemple l'employer avec agressivit&#233; en entendant arriver ceux de la bande, ou les insulter ainsi en s'irritant de les voir ne rien faire et &quot;glander&quot; l&#224; toute la journ&#233;e. Mais le narrateur lui donne aussi une forme plus tendre en d&#233;crivant par ailleurs ces adolescents comme des repr&#233;sentants de la jeunesse, comme des princes. D'embl&#233;e, il prend leur parti, il est de leur c&#244;t&#233;. &lt;br /&gt;Le fait que se soit une expression famili&#232;re, voire grossi&#232;re, est aussi un parti pris, litt&#233;raire celui-l&#224;. Ce que je veux montrer que la langue n'est pas une mati&#232;re pure, mais au contraire une mati&#232;re plus riche et plus vivante, plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne aussi c'est-&#224;-dire m&#234;lant des registres diff&#233;rents. Il ne s'agit pas de privil&#233;gier la grossi&#232;ret&#233;, ou d'aller vers la facilit&#233; pour &quot;s&#233;duire&quot; de jeunes lecteurs, mais de faire feu de tous bois : dans ce roman vous trouverez aussi bien des mots d'argot, des insultes, que des mots pr&#233;cieux, rares, des expressions lyriques, po&#233;tiques. Cela vous semble &quot;bizarre&quot; qu'un &#233;crivain emploie des expressions grossi&#232;res mais ce qui me semblerait bizarre ce serait au contraire une &#233;criture vid&#233;e de tous ces mots incorrects, consid&#233;r&#233;s comme indignes de la litt&#233;rature, une &#233;criture qui ressemblerait alors &#224; la page d'un magazine de papier glac&#233;, ou &#224; une porte de frigo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#233;a M. L&#233;a P. Laurine Amandine R Antoine Quentin Fares Mohamed Yannis Amandine.S, M&#233;lody, Soumya,
&lt;br /&gt;Selon une partie du groupe, l'expression &quot;p tits cons&quot; n'est pas ambigue, vous y voyez d'embl&#233;e un sens positif, vous sentez illico le &quot;ton&quot; de la narration. tandis qu'une autre partie pense encore que lorsqu'il s'agit d'un adulte, l'expression est une insulte ; en revanche tous &#233;crivez que cette expression est repr&#233;sentative le style du livre, qu'elle le &quot;symbolise&quot; parce que j'&#233;cris des livres sur la vie r&#233;elle et cette remarque me plait : si je vous ai donn&#233; cette phrase comme signe, c'est bien pour attirer votre attention sur l'&#233;criture du livre qui traverse des registres de langues tr&#232;s diff&#233;rents : le registre oral, par exemple dans &quot;p'tits&quot; , ici &#233;crit comme il est prononc&#233;, siffl&#233;, &#233;ruct&#233; par les gens de la Corniche ; et &quot;cons&quot; qui est issu d'un registre familier. J'ai d&#233;j&#224; parl&#233; de l'utilisation des insultes et des grossi&#232;ret&#233;s, je veux dire maintenant quelque chose de l'oralit&#233;. Elle est pr&#233;sente pour faire entendre les mots comme ils sont dits, elle donne le ton et elle dispense l'&#233;criture d'&#234;tre un beau voile pos&#233; sur le r&#233;el, elle ne le recouvre pas, elle ne l'arrange pas, mais elle tente de le dire telle qu'il est, de le capter, de le saisir : il s'agit ici au contraire de saisir la vie, la vie comme elle est, la vie comme elle s'entend, ses bruits, ses sons. L'oralit&#233; donne de la voix au texte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce qu'un paysage peut donner une image de l'adolescence ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yasmin, L&#233;a M., L&#233;a P., Laurine : vous r&#233;pondez non &#224; cette question. Selon vous, un paysage ne peut &#234;tre qu'une &#233;vocation, un souvenir. Ou bien une fronti&#232;re entre les adolescents et les adultes et, je trouve que cette observation-l&#224; est juste. Pourquoi ? Parce que la corniche trace une ligne. Vue du ciel, elle est une trace lin&#233;aire. Elle pose donc imm&#233;diatement l'id&#233;e d'une partition de l'espace, d'un d&#233;coupage, qu'il existe deux mondes. Et c'est pourquoi, cette ligne devient une fronti&#232;re. Ici c'est une fronti&#232;re entre deux &#226;ges de la vie mais aussi entre deux espaces (la ville et la mer).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oualid, Kamilia, et Amandine R. ont parfaitement vue ce symbole de fronti&#232;re, de limite : une corniche est une ligne. Elle fonctionne comme une limite : elle cl&#244;ture et en m&#234;me temps elle ouvre tout l'espace. Cette limite fixe ainsi un ou plusieurs interdits, &#224; ne pas d&#233;passer, exactement comme vous l'&#233;crivez. Quand je vous propose le terme de seuil c'est pour indiquer que l'adolescence est un seuil, une ligne de passage, cela donne une notion de franchissement : on franchit un seuil, on passe un seuil. Et de m&#234;me, on dit aussi que l'on est &quot;au seuil de la vie&quot; quand on est encore jeune, quand on est un adolescent. Et finalement tout cela est encore un rivage, un lieu d'o&#249; l'on s'&#233;lance vers l'inconnu, comme vous le dites dans le titre de votre message, et un lieu qui sert de ligne de d&#233;part vers de nouveaux horizons.
&lt;br /&gt;Apr&#232;s, il y a cette id&#233;e de chaleur, de vacances qui &#233;voquent les vacances quand on est adolescent, oui, mais c'est bien cette ligne qui m'int&#233;resse, qui symbolise, d&#233;finit un &#226;ge de la vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quentin, Naomi, Juliette, Wild&#232;ne, Antoine et Fares ont &#233;crit tout cela aussi et on insist&#233; sur une notion essentielle : la libert&#233;. Cette libert&#233; que l'on veut conqu&#233;rir, dquand vient l'adolescence, ce d&#233;sir de s'affranchir de tout ce qui entrave, de tout ce qui retient. Le d&#233;sir de libert&#233; comme un horizon devant soi, justement, un espace que l'on veut atteindre, le d&#233;sir de libert&#233; comme une sensation aussi &#8212; le vent sur le visage, le soleil sur la peau, la lumi&#232;re qui &#233;blouit : tous les &#233;l&#233;ments du dehors conjugu&#233;s. C'est pourquoi le d&#233;sir de libert&#233; est tellement li&#233; au corps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis tr&#232;s contente de vous rencontrer bient&#244;t.
&lt;br /&gt;En ce moment, la vie est tr&#232;s mouvement&#233;e parce que je publie un livre intitul&#233; Tangente vers l'Est.
&lt;br /&gt;Je vous en parle bient&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maylis&lt;/p&gt;</description>
		</item>

	

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			<title>Pr&#233;paration de la rencontre... / air.laclasse.com</title>
			
			<link>http://air.laclasse.com/spip.php?article188</link>
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			<dc:date>2012-02-06T16:17:27Z</dc:date>
			<dc:format>text/html</dc:format>
			<dc:language>fr</dc:language>
			<dc:creator>Maylis De Kerangal</dc:creator>
			<description>&lt;p&gt;Bonjour Anne,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucun probl&#232;me de mon c&#244;t&#233; pour que la classe soit divis&#233;e en deux, le temps de rencontre sera plus bref mais s&#251;rement plus intense. &lt;br /&gt;C'est g&#233;nial si les &#233;l&#232;ves ont pu lire le livre. Je crois que les deux premiers signes (la g&#233;ographie, le m&#233;lange des registres de langue dans l'expression &quot;p'tits cons&quot;) sont de bonnes pistes pour entrer dans le texte.
&lt;br /&gt;Je crois que la rencontre doit &#234;tre un &#233;change : nous pouvons avoir un temps de dialogue libre autour du roman, plus les questions sont pr&#233;par&#233;es mieux c'est (pour &#233;viter les redites) ; je peux &#233;galement leur parler de ce que je vis actuellement : la sortie d'un livre.
&lt;br /&gt;Je pourrais aussi leur donner un petit temps de lecture (5-7 min) .
&lt;br /&gt;Mais tout cela est &#224; voir en fonction de vous et de la curiosit&#233; des &#233;l&#232;ves.
&lt;br /&gt;J'arriverai pour 14h30.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#224; beint&#244;t, &lt;br /&gt;cordialement, Maylis&lt;/p&gt;</description>
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