FORUM | 2/ Le jeune savant et le monocondyle

College Dargent - 18 décembre 2012

Bonjour,

Les dernières lignes du script et du chapitre sont assez vagues, pourrions-nous avoir plus d’informations ?
Qui est Bruce exactement ?
Qui est ce "tu" qui doit enlever son manteau ?
Nous ne comprenons pas très bien ce qu’est cette feuille en forme de main ouverte.
Nous pensons ne pas avoir assez d’éléments pour poursuivre convenablement.

La classe de 4ème3 du Collège DARGENT


Maylis De Kerangal - 18 décembre 2012

Bruce est un jeune savant, une encyclopédie vivante.
Le choix de ce prénom est important pour moi : celui-là est un prénom étranger, plutôt anglo-saxon, peu courant. Pour ceux de ma génération, Bruce c’est Bruce Lee, l’acteur des films de kung fu. On n’imagine pas un savant porter ce prénom, cela crée un contraste. Mais c’est aussi le prénom de Bruce Chatwin, un écrivain voyageur qui a écrit un livre très important pour moi : Le chant des pistes. Cela me permet de lui faire un clin d’oeil.Enfin, Bruce, c’est aussi ’brousse" et cela désigne ainsi l’e caractère broussailleux de ce qui se passe dans ce cadavre exquis. L’onomastique (la science des noms propres) m’intéresse vraiment, j’aime m’attarder sur ce qu’un nom diffuse comme part d’imaginaire.

Dans mon idée, Bruce est intense et calme, il a des yeux sombres.
Il est amoureux de Bianca. Il est venu le lui dire : "Bianca, je voulais te dire un truc". C’est Bruce qui parle.
Ils se connaissent bien et peut-être depuis longtemps, aussi Bianca ne remarque-t-elle pas l’intensité du regard de Bruce, elle n’entend pas ses tentatives pour lui parler.
Elle lui dit seulement d’enlever son manteau et de l’aider à trouver ce que signifie le monocondyle — le message — et d’où viennent les feuilles.

Dans le prologue, une feuille en forme de main ouverte entre chez Bianca dans un coup par le vent, la jeune fille la range dans le livre de Jules Verne.
Dans ce deuxième chapitre, on apprend que l’enveloppe du coursier tatoué contenait une autre feuille, la même, enveloppée dans un papier comportant une inscription en un trait, comme une signature, le monocondyle.
Il y a maintenant deux feuilles en forme de main : une paire de mains.
Il faut trouver leur origine mystérieuse.

Je vous ai par ailleurs envoyé des photos de ce que l’on appelle des "mains négatives" = des mains trouvées au fond des grottes préhistoriques, au fond, au centre, peut-être, de la terre.

Dites-moi si cela vous éclaire…
A bientôt, Maylis

C’est à lui qu’elle parle quand elle


Maylis De Kerangal - 17 janvier 2013

Maylis De Kerangal - 18 décembre 2012
Bruce est un jeune savant, une encyclopédie vivante.
Le choix de ce prénom est important pour moi : celui-là est un prénom étranger, plutôt anglo-saxon, peu courant. Pour ceux de ma génération, Bruce c’est Bruce Lee, l’acteur des films de kung fu. On n’imagine pas un savant porter ce prénom, cela crée un contraste. Mais c’est aussi le prénom de Bruce Chatwin, un écrivain voyageur qui a écrit un livre très important pour moi : Le chant des pistes. Cela me permet de lui faire un clin d’oeil.Enfin, Bruce, c’est aussi ’brousse" et cela désigne ainsi l’e caractère broussailleux de ce qui se passe dans ce cadavre exquis. L’onomastique (la science des noms propres) m’intéresse vraiment, j’aime m’attarder sur ce qu’un nom diffuse comme part d’imaginaire.
Dans mon idée, Bruce est intense et calme, il a des yeux sombres.
Il est amoureux de Bianca. Il est venu le lui dire : "Bianca, je voulais te dire un truc". C’est Bruce qui parle.
Ils se connaissent bien et peut-être depuis longtemps, aussi Bianca ne remarque-t-elle pas l’intensité du regard de Bruce, elle n’entend pas ses tentatives pour lui parler.
Elle lui dit seulement d’enlever son manteau et de l’aider à trouver ce que signifie le monocondyle — le message — et d’où viennent les feuilles.
Dans le prologue, une feuille en forme de main ouverte entre chez Bianca dans un coup par le vent, la jeune fille la range dans le livre de Jules Verne.
Dans ce deuxième chapitre, on apprend que l’enveloppe du coursier tatoué contenait une autre feuille, la même, enveloppée dans un papier comportant une inscription en un trait, comme une signature, le monocondyle.
Il y a maintenant deux feuilles en forme de main : une paire de mains.
Il faut trouver leur origine mystérieuse.
Je vous ai par ailleurs envoyé des photos de ce que l’on appelle des "mains négatives" = des mains trouvées au fond des grottes préhistoriques, au fond, au centre, peut-être, de la terre.
Dites-moi si cela vous éclaire…
A bientôt, Maylis