SCRIPT | Celia

Mais ils ont besoin des jinns pour se poser des réponses. Parce qu’ils ont tout essayé en matière de connaissances. Ils ont scruté de leurs grands yeux braqués les espaces infinis, ils ont creusé la terre à ne plus savoir où gratter, ils ont fouillé les océans jusqu’à plus soif, ils ont déterminé les lois de la physique et ont décidé de termes philosophiques, ils ont inventé Dieu et puis, lassé du manque d’originalité, ils l’ont tué, et avec lui tous leurs espoirs d’élucidation. Contemplant le spectacle ridicule de leur vide institué - on avait mis au point la technologie informatique croyant s’amuser un temps - les hommes se sont retrouvés par petits groupes, espérant avoir l’espoir de quelque chose. Le premier n’a pas eu d’idée. Le deuxième non plus. Pas plus le troisième qui se demandait, à l’instar des autres, ce qu’il venait faire là, en pleine forêt, pour inventer quelque chose plutôt que rien. Enfin, le dernier - des vieux romanciers l’avaient déjà écrit : les derniers seront les premiers - parla :
" Pourquoi chercher une force originelle, un Dieu créateur, quand on sait que ce sont de petits êtres qui peuplent le monde, et qui nous soufflent les plus belles histoires ? "